Edito

 par

Béatrice Mballa Essomba

Présidente du CALM 2 

Club des Amis du Lycée de Mballa 2.

Voilà encore la rentrée scolaire et académique qui s’ouvrent : faites un bilan de l’année antérieure et faites aussi une introspection sincère.
Les résultats de cette année n’ont pas été bons dans l’ensemble.
A l’heure où parents, enseignants et enseignés se jettent les responsabilités, c’est à vous, jeunes, amis, frères que je m’adresse.
Nous avons entre nos mains, plus que notre avenir, mais celui de nos semblables. Songez aux efforts de vos familles et ditez-vous une chose : ils doivent être fiers de nous et oubliez leurs peines pour se consoler dans nos réussites.
Je me rappelle encore mon enfance à Abong-Mbang : je vendais les beignets et la banane douce sur la tête ; ma pauvre maman allait aux champs tous les jours pour m’envoyer à l’école. Je me souviens de mes bulletins au Collège Jean-Paul II, de mes notes au Lycée Bilingue d’Abong-Mbang.
Malgré ses peines, elle trouvait encore de la joie et de la ressource pour m’envoyer à l’école, ignorant ce que l’avenir nous réservait.
Elle avait misé sur la foi et l’espérance. J’avais vite pris conscience du fait que je n’avais personne pour m’aider en cas de redoublement ou en cas d’échec ; il fallait réussir. Je le faisais à mon niveau.
Voilà le défi de cette année : il n’est pas acceptable que des enfants qui n’ont pas des problèmes de manger, de dormir, de cahiers, de stylos, de livres, d’argent de poche, soient les plus paresseux et les moins audacieux. Il n’est pas acceptable que ça continue ainsi !
Il n’est pas non plus acceptable qu’un enfant qui sait qu’il est issu de famille modeste ou pauvre, orphelin, ose s’amuser avec ses études et imite les enfants des riches.
Voilà les deux écarts sociaux sur lesquels nous sommes engagés cette année : Mettons-nous au travail et donnons la fine et fibre joie à ces gens qui s’oublient pour nous envoyer à l’école et nous mettre à l’aise selon leurs moyens.
Osons le défi du travail et de la réussite cette année scolaire et universitaire, 2011-2012.
Enfin, sachons que la vie ne finit jamais, car, elle n’appartient pas aux charlatans qui nous proposent des raccourcis, de l’argent facile sans travail.
Souvenez-vous que pour porter une belle montre, une belle chaussure qui coûte cher, pour chercher un homme à Internet, il a fallu que des hommes refusent la vie de plaisirs pour passer des nuits et des jours dans les laboratoires, vêtus de vieux jeans, sans parfums, dont les noms ne figurent jamais sur les écrans de télévision, mais qui sont responsables de nos plaisirs.
Pensez à eux et sacrifions-nous comme eux !
Oublions un peu le tape-à-l’œil et soyons nous-mêmes !
Soyons-nous-mêmes !
Soyons fiers de nos origines et battons-nous pour changer à notre façon notre société.

A part ce train que je mets sur les rails, portant l’éducation, il y a l’Election présidentielle. On en avait déjà fait cas ici. Nous ne sommes pas un site de propagande politique, mais dans un Etat de droit, tout le monde peut se prononcer sur des situations et des faits, pourvus qu’ils ne heurtent pas la stabilité sociale ou institutionnelle.
Ca y est : ce sera le 09 Octobre 2011 que tous les camerounais, de l’intérieur comme ceux des pays de l’extérieur, choisiront qui devra les diriger pour un mandat de sept années, renouvelables !
De nombreuses voies se sont levées quant à la fixation de cette date, semblant désigner cette date comme un piège pour l’opposition. Pourtant, tous les partis politiques devraient être prêts ! Pourtant d’ailleurs, de nombreux y sont déjà.
On n’attend pas grand’chose du Congrès du RDPC, parti au pouvoir, si ce n’est de convaincre encore les camerounais de lui faire confiance, par l’entremise de son candidat.
Tous les militants parient sur la candidature du Président Paul BIYA ; et personne d’ailleurs ne dit autrement. Si l’argument de l’âge et de la longévité dans la gestion des hautes affaires politiques, semble être ce sur quoi, s’appuient certaines voix, d’autres leur rétorquent que pour l’instant, le parti est divisé en luttes intestines, et qu’il faut un type, disons, un type, particulier pour calmer les ardeurs et fédérer les esprits : et cet Esprit, c’est Monsieur Paul BIYA.
Chacun y ira de son choix, de ses affinités.
Et mon choix, et mes affinités, pourront-ils peser sur la balance ? Non ! Mais il faut les émettre.
Par rapport à l’actualité politique, je n’expose que quelques points, juste deux :
1. La caution à la candidature au poste de Président de la République est de moins de 10. Millions de F CFA au Cameroun; pourtant au Sénégal, on est à plus de 50. Millions. En RDC, on gravite à 50.millions.
En disant moins, sans donner le chiffre exact, c’est pour souligner, l’envie d’un homme à voir tout le monde prendre part au jeu démocratique et de ne pas lever les enchères qui freineraient de nombreuses aspirations politiques.
2. Un autre argument est le tact dans la gestion du multiethnicisme : comment un pays si diversifié parvient-il à vivre en paix ?
De nombreux pays ont eu des dirigeants qui ont affiché leur haine ethnique ou dévoiler leur tribalisme : dans certains de ces pays, on a vu, le chef de l’Etat, qui devait incarner la neutralité, déclarer ouvertement, qu’il détestait telle partie de son pays et que les habitants de cette contrée ne profiteraient jamais de ses avantages, tant qu’il serait au pouvoir.
Ces propos, parfois ont dégénéré en luttes tribales et ouvert le lit au calculateur, vendeur d’armes et déstabilisateur de la paix intérieure.
Mais au fond, à qui la faute ?
Au Cameroun, tout est contraire : un chef d’Etat discret, effacé, pondéré dans la parole, et qui distribue les cartes administratives et politiques afin que toutes les couches sociales, tribales se retrouvent dans la gestion du pays.
Si cela n’avait pas été ainsi, depuis 1982, le Cameroun, ne se vanterait pas d’être ce pays de paix.
Alors, chers amis et chers jeunes, chacun doit faire son choix et les assumer. Le mien est là pour des raisons pratiques et claires.
Mais, comme toute organisation, le RDPC foisonne de richesses humaines. Le Président BIYA sait pertinemment, que, comme être humain, le temps aura raison de lui, et qu’il faut déjà préparer la succession. Lui-même, qui aura vécu la transition avec AHIDJO et les luttes de positionnement à cette époque-là, sait très bien ce que veut dire le dauphinat.

Que Dieu garde le Cameroun !
Vive le Cameroun!

Israël J. B. MEKOUL
Membre du Comité Communal des Intensifications des Inscriptions des populations sur les listes électorales de la Commune d'Angossas.
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